Guide de l’utilisateur

Utilisation du site Web Nomenclature pour le catalogage des objets de musée

Comprendre la structure de Nomenclature

Conventions relatives au catalogage de Nomenclature

Adoption de Nomenclature

Aide pour les utilisateurs de Nomenclature


Utilisation du site Web Nomenclature pour le catalogage des objets de musée

Termes de recherche

Si vous croyez savoir le nom de l’objet que vous désirez cataloguer, vous pouvez effectuer une recherche en saisissant le terme dans la boîte de recherche. Vous obtiendrez tous les termes correspondants.

Le système vous permet aussi de faire une recherche tronquée, par exemple, si vous saisissez man*t vous obtiendrez « manteau », « manchette », « manuscrit », « manufacture », etc.

Vous pouvez aussi tout simplement cliquer sur une lettre de l’alphabet pour aller immédiatement à la liste des mots qui commencent par cette lettre.

Termes préférentiels par rapport aux termes non préférentiels

À noter que Nomenclature comprend à la fois :

Cette fonction vous aidera à trouver le terme que vous cherchez, qu’il s’agisse d’un terme préférentiel ou non préférentiel. Pour chaque terme non préférentiel, on vous indiquera le terme préférentiel qu’il convient d’utiliser (comme le montre le tableau ci-dessous qui utilise l’exemple de « Maillet » comme terme préférentiel). Les termes non préférentiels sont indiqués en lettres minuscules et n’apparaissent pas dans la liste hiérarchique ou dans les résultats de recherche.

Classe, sous-classe et éléments descriptifs servant à caractériser les termes

Le concept générique dans lequel le terme préférentiel se trouve sera affichée et vous aidera à confirmer qu’il s’agit bien du terme que vous devez sélectionner. Cette référence est particulièrement importante dans le cas d’objets différents qui ont des noms et une orthographie identiques (homonymes). Des qualificatifs sont aussi utilisés pour vous aider à différencier les homonymes. Par exemple, une personne cherchant à cataloguer un maillet de maçon pourrait chercher le mot « Maillet » et obtenir les résultats suivants :

Table1
Terme préférentiel Terme non-préférentiel Concept générique
Maillet chasse-fusée maillet de poudrière Accessoires d’armement
Maillet chirurgical Instrument de chirurgie
Maillet d’imprimeur Équipement graphique
Maillet de gong maillet de carillon Appareils de communication sonore
Maillet de maçon Maillet à pierre
Maillet de percussion Baguette de percussion

Les divers types de maillets sont différenciés par des qualificatifs ou par la hiérarchie dans laquelle ils se trouvent (p. ex. Outils et équipement, travail de la pierre et de la maçonnerie).

Voir les détails relatifs aux termes

Cliquez sur un terme qui semble répondre à ce que vous cherchez pour voir les détails qui y sont rattachés. Il apparaîtra dans la place qui lui revient au sein de la hiérarchie. Portez une attention particulière aux termes génériques et spécifiques ainsi qu’aux autres termes qui apparaissent dans la même section de la hiérarchie afin de déterminer le terme qui convient le mieux. Voici certains des détails qui pourraient être affichés :

Parcourir les catégories de la hiérarchie

On conseille aux catalogueurs qui ont de la difficulté à trouver un terme approprié pour nommer l’objet de passer en revue la liste des catégories, des classes et des sous classes en choisissant l’option « Parcourir les catégories de la hiérarchie ».

Afficher toute l’arborescence ou parcourir un niveau à la fois

Il est possible d’afficher l’arborescence afin de révéler les trois niveaux de la structure de classification, même si de nombreux catalogueurs préfèrent simplement commencer au niveau supérieur et sélectionner la catégorie probable de l’objet selon sa fonction. Une fois que vous aurez déterminé la catégorie, vous pouvez poursuivre l’exploration de la hiérarchie et sélectionner la classe ou la sous classe qui convient le mieux à l’objet.

Définitions des catégories, classes et sous-classes

Les définitions des catégories, classes et sous-classes vous aideront grandement à confirmer vos choix.

Sélection d’un terme

Une fois que vous avez trouvé la catégorie, la classe ou la sous-classe qui semble correspondre à votre objet, parcourez la liste des termes primaires. Lorsque vous trouvez un terme primaire qui correspond, vérifiez la liste des termes secondaires et tertiaires plus spécifiques afin de trouver le terme le plus approprié. Les catalogueurs peuvent utiliser un terme générique ou spécifique selon leur niveau de connaissance du type d’objet qu’ils doivent cataloguer et de leurs exigences en matière d’accès.

Ordre des mots

Pour la terminologie en anglais, les utilisateurs du site Web Nomenclature pour le catalogage des objets de musée peuvent passer de l’ordre naturel des mots à l’ordre inversé des mots. À noter que dans la version française, seul l’ordre naturel est nécessaire.

Les musées devraient sélectionner l’ordre des mots qu’ils préfèrent et s’en tenir à cette pratique.

Emploi du singulier

La plupart des termes d’objet apparaissent au singulier, puisque la pratique courante dans les musées consiste à cataloguer les objets individuellement. Même quand une fiche de catalogue décrit plus d’un objet, il faut continuer d’utiliser la forme singulière (p. ex. « Soulier » pour une paire de souliers) afin d’assurer l’uniformité de l’indexation. Nomenclature permet certaines exceptions lorsque la forme singulière n’existe pas ou est difficile à utiliser (p. ex. « Barres asymétriques », « Anneaux entrelacés », « Ciseaux », etc.)

Orthographe canadienne et orthographe internationale

Pour la grande majorité des termes français qui se trouvent dans Nomenclature, il y a un seul terme préférentiel en usage dans l’ensemble du territoire nord-américain. Un nombre restreint de termes préférentiels diffèrent selon l’usage canadien ou international. Pour ces termes (p. ex. Mitaine et Moufle), les utilisateurs peuvent toujours passer d’une orthographe à l’autre selon leur choix. Les musées doivent sélectionner leur orthographe préférée et la respecter.

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Comprendre la structure de Nomenclature

Remarque : Si vous désirez obtenir un guide plus exhaustif sur l’utilisation de Nomenclature pour le catalogage de vos objets de musée, veuillez consulter le guide de l’utilisateur publié dans Nomenclature 4.0 (en anglais seulement).

Catégories, classes et sous-classes

Nomenclature permet aux catalogueurs de trouver le terme le plus approprié en regroupant des objets semblables selon leurs fonctions. Tout objet fabriqué par les humains a une ou plusieurs fonctions — la fin prévue de l’objet. Ce sont ces fonctions qui définissent les dix catégories de Nomenclature :

  1. Objets de l’environnement bâti
  2. Ameublement et accessoires
  3. Objets personnels
  4. Outillage et équipement pour le traitement des matériaux
  5. Outillage et équipement pour les sciences et la technologie
  6. Outillage et équipement pour la communication
  7. Objets de manutention et de transport
  8. Moyens d'expression
  9. Objets récréatifs
  10. Objets à fonction indéterminée

La plupart des catégories sont également divisées en classes fonctionnelles. De nombreuses classes sont elles-mêmes divisées en sous-classes. L’indentation indique la relation entre le concept générique et le concept spécifique; vous pouvez voir l’arbre complet de la hiérarchie de classification à la page Parcourir les catégories de la hiérarchie. (Remarque : dans les classes et les sous-classes, en anglais, on utilise l’abréviation « T&E » pour « Tools and Equipment ».

Trois niveaux hiérarchiques pour les termes d’objets

Au sein de ces catégories, classes et sous-classes, les termes d’objet sont aussi répartis de manière hiérarchique (liens génériques/spécifiques). Cette organisation hiérarchique des termes d’objets aide les catalogueurs à trouver rapidement et avec précision le terme qui convient le mieux à leurs besoins en plus d’accélérer la recherche d’information. Encore une fois, l’indentation sert à indiquer le lien entre les termes génériques et les termes spécifiques :

Les termes primaires sont les termes les plus génériques servant à nommer un objet. En retrait sous certains des termes primaires, on retrouve les termes secondaires — il s’agit d’exemples précis du type d’objet indiqué par le terme primaire. En retrait sous certains des termes d’objet secondaires, on retrouve des termes tertiaires encore plus spécifiques.

Termes positionnés au sein de la structure de classification

Voici un exemple de la structure hiérarchique complète de classification comprenant l’ensemble des six niveaux :

L’organisation hiérarchique des termes d’objet au sein de la structure de classification aide les catalogueurs à déterminer le terme qui convient le mieux à l’objet qu’ils doivent cataloguer. Ils peuvent sélectionner un terme générique ou un terme qui est très spécifique, selon leur connaissance de l’objet et de leurs besoins d’accès à l’information.

En plus de faciliter le travail des catalogueurs, cette organisation hiérarchique des termes d’objet simplifie l’extraction de données. Les recherches d’objets peuvent être restreintes ou étendues de manière à inclure divers éléments, par exemple :

Organisation par contexte fonctionnel

Dans le cas des catégories, des classes et des sous-classes, la norme Nomenclature utilise le contexte fonctionnel comme principe organisateur. Dans la mesure du possible, les termes d’objet sont aussi organisés selon le contexte fonctionnel. Toutefois, lorsqu’il est impossible ou qu’il n’est pas pratique de différencier les termes d’objet selon le contexte fonctionnel, d’autres facteurs sont utilisés (p. ex. la forme, l’emplacement, le matériau, le contexte d’utilisation, le mode de construction, le mode de fonctionnement, le mode de propulsion, la source de combustible, etc.).

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Conventions relatives au catalogage de Nomenclature

Les conventions relatives au catalogage proposées dans cette section ont pour objet de simplifier et d’uniformiser l’enregistrement, la recherche et l’échange de données sur les collection. Diverses méthodes sont parfois suggérées et les musées peuvent choisir la méthode qui leur convient selon leurs exigences pratiques et leurs limites. On conseille aux musées de documenter leurs décisions quant aux conventions de catalogage adoptées à l’interne, afin d’appliquer des pratiques uniformisées.

Objets inconnus

Si vous ignorez le nom ou la fonction d’un objet, il est possible de l’attribuer à une classe générale. Lorsqu’il est absolument impossible d’identifier l’objet, les catalogueurs peuvent utiliser la « Objet non-identifié » de la catégorie Objets à fonction indéterminée (Catégorie 10).

Ajout de termes d’objet

Termes pour les collections spécialisées

La plupart des musées qui possèdent des collections portant sur l’histoire humaine de l’Amérique du Nord trouveront dans Nomenclature la grande majorité des termes dont ils ont besoin. Certains musées ayant des collections hautement spécialisées pourraient trouver que les termes offerts par Nomenclature ne sont pas assez précis pour établir les distinctions qui s’imposent. Ils peuvent alors ajouter leurs propres termes au lexique et les traiter comme termes d’objets spécifiques sous les termes génériques déjà existants. Cette procédure doit être exécutée avec prudence.

Termes régionaux ou ethniques

Il se peut que certains musées à orientation régionale ou ethnique préfèrent utiliser des termes régionaux ou ethniques puisque ces termes sont mieux connus des employés et des visiteurs que les termes normalisés de Nomenclature. Cependant, une telle pratique nuit à l’échange de données avec d’autres musées ou avec des chercheurs externes. Même si l’utilisation de terminologie non standardisée pour la dénomination des objets n’est pas recommandée, les musées qui décident d’employer cette méthode doivent le faire de manière cohérente. Il est recommandé d’utiliser les termes normalisés de Nomenclature et de placer les termes régionaux ou ethniques dans un champ de données indiquant l’autre appellation ou un champ descriptif. Une autre option consiste à ajouter les termes régionaux ou ethniques comme termes non préférentiels aux termes de Nomenclature. Peu importe la méthode sélectionnée, il faut documenter son choix et appliquer cette pratique de manière systématique.

Soumettez vos nouveaux termes au groupe de travail sur Nomenclature afin qu’ils puissent considérer cet ajout à Nomenclature au bénéfice de tous les utilisateurs.

Termes pour les collections d’histoire naturelle

Il n’est pas rare pour les musées spécialisés en sciences humaines et les sociétés historiques d’acquérir un nombre restreint de spécimens de sciences naturelles. Nomenclature permet une classification générale de ces spécimens dans le contexte de l’activité humaine. En voici quelques exemples :

Les musées qui ont besoin de termes plus précis pour décrire leurs spécimens de sciences naturelle devront utiliser des conventions d’appellation (comme l’Integrated Taxonomic Information System disponible en ligne en anglais seulement) qui ont été créées par des spécialistes des sciences zoologiques, botaniques et géologiques. Les catalogueurs peuvent saisir des termes provenant de ces normes de classification scientifique dans un champ distinct ou saisir le terme dans le champ du nom de l’objet sous « Spécimen d’animaux », « Spécimen de plantes » ou « Spécimen géologique » selon le cas. Il faut documenter son choix et appliquer cette pratique de manière systématique.

Termes pour les collections archéologiques et ethnographiques

Nomenclature repose sur la détermination de la fonction d’un objet, mais il peut être parfois difficile de déterminer la fonction d’objets archéologiques et ethnographiques, soit parce que cette fonction est incertaine ou inconnue, soit parce que l’objet est à tel point fragmenté qu’il est impossible d’en déterminer la fonction. Dans les cas où leur fonction est connue, les objets archéologiques et ethnographiques peuvent être classés de manière analogue à tout autre objet. Certains des termes de la Catégorie 10 sont utiles pour les objets et les lots d’objets qui sont non identifiés ou fragmentés.

Termes pour les matières premières

De nombreux musées ont en leur possession des matières premières comme un écheveau de laine, un échantillon de terre à poterie non modelée, ou encore une pièce de cuir. Ces musées pourraient :

L’expertise du musée et les orientations de ses collections pourraient aider les responsables de l’établissement à déterminer si une matière comme le cuir doit être traitée comme produit fini d’un métier ou comme matière première d’un autre métier, ou les deux. Peu importe, il faut documenter son choix et appliquer cette pratique de manière systématique.

Nomenclature comprend certains termes pour des types de matériaux sous :

Termes pour lots d’archives

Nomenclature peut être utilisé pour traiter des lots de matériel archivistique dont les éléments pourraient ne pas être catalogués de manière individuelle dans un avenir rapproché. Dans la sous-classe « Autres documents » se trouvent des termes comme « Archive » et « Fonds », qui peuvent être utilisés pour attribuer une identité générique appropriée à de tels lots. Si les divers éléments qui composent le lot de matériel archivistique sont assez semblables, et que le lot a une fonction précise, il se peut que l’on puisse attribuer une classification plus spécifique. Nombre d’objets pourraient être inclus dans la classe Objets documentaires, dans des sous-classes comme Dossiers gouvernementaux, Dossiers administratifs ou Documents juridiques.

Les musées qui possèdent des quantités importantes de matériel archivistique devraient consulter les normes de description archivistiques comme Règles pour la description des documents d’archives (RDDA) au Canada et Describing Archives: A Content Standard (DACS) aux États-Unis.

Indexation croisée

Nomenclature est un système de classification monohiérarchique : chaque terme d’objet n’occupe qu’une seule position dans la hiérarchie; chaque terme n’a qu’un terme parent (générique).

Cependant, un seul objet peut avoir plusieurs fonctions ou être nommé par des termes qui décrivent ses diverses caractéristiques. Pour cette raison, les catalogueurs sont fortement encouragés à utiliser plus d’un terme pour décrire un seul objet s’il en résulte un meilleur accès.

Par exemple, le terme « robe nuptiale » est classé comme objet cérémoniel dans la Catégorie 8, mais il aurait tout aussi bien pu être classé comme article de vêtement dans la Catégorie 3. Si vous cherchez des robes nuptiales, peu importe si c’est le vêtement ou l’objet cérémoniel qui vous intéresse, vous pouvez faire une indexation croisée :

Veuillez porter une attention particulière aux notes « On peut aussi employer » dans l’affichage de l’information détaillée pour un terme dans le site Web Nomenclature pour le catalogage des objets de musée. Les notes « On peut aussi employer » vous aideront à sélectionner les termes supplémentaires appropriés pour un objet en particulier. Comme ces notes ne couvrent pas chaque possibilité d’indexation croisée pour un objet, les catalogueurs sont encouragés à trouver des termes supplémentaires pour d’autres objets selon leurs besoins.

Objets polyvalents

Les objets qui ont plus d’une fonction devraient faire l’objet d’une indexation croisée afin qu’on puisse les repérer de plusieurs façons. Par exemple, un tee-shirt souvenir est à la fois un article souvenir (un objet documentaire) et une pièce de vêtement principal (un vêtement) et devrait être indexé en tant que « Souvenir » et « Tee shirt ».

Combinaison d’objets

Il convient d’utiliser de nombreux termes afin de classer les objets composés de divers éléments et pour lesquels des termes distincts existent. Par exemple, un appareil de divertissement à domicile peut être une pièce de mobilier aussi bien qu’un équipement de communication et/ou de télécommunication. Le catalogueur doit utiliser plusieurs termes pour décrire cet article afin que l’utilisateur puisse repérer l’objet, peu importe la recherche effectuée. Par exemple :

Vous pouvez aussi utiliser plusieurs termes pour indexer les objets qui ont eu diverses fonctions au fil des années, comme un pneu recyclé en balançoire ou en platebande, ou un guideboat transformé en bibliothèque.

Objets documentaires et médias

L’utilisation de plusieurs termes pour un objet unique peut également être utile pour cataloguer certains objets documentaires. Nomenclature établit la distinction suivante :

Par exemple :

Objets numériques

Plusieurs objets gérés par les musées sont maintenant numériques (documents, œuvres d’art, photographies, enregistrements sonore et vidéo en format électronique, etc.). La plupart de ces objets sont créés en format numérique, tandis que d’autres sont numérisés à partir d’une source analogue.

Les termes de la Catégorie 6 de Nomenclature, Outillage et Équipement pour la communication, peuvent servir à décrire :

Cependant, ces termes ne suffisent pas à classer et à nommer le fichier numérique lui même. En général, l’objet numérique devrait avoir un nom identique à son équivalent physique. Par exemple, une photographie numérique est une photographie; un rapport numérique est un rapport; un billet numérique est un billet. Leur nom d’objet devait donc être respectivement « Photographie », « Rapport » et « Billet ».

On doit aussi indiquer qu’il s’agit d’un objet numérique dans le nom de l’objet afin que le musée puisse trouver tous ses objets numériques. Le musée peut également indiquer qu’il s’agit d’un objet numérique dans un champ distinct.

Voici certains exemples qui illustrent la différence entre des objets physiques et des objets numériques :

Autres exemples d’indexation croisée pour des objets numériques :

Exemples plus complexes de catalogage

Ensembles d’objets

Nomenclature pour le catalogage des objets de musée comprend un certain nombre de termes pour la dénomination des ensembles d’objets. Les ensembles de mobilier se retrouvent dans une sous-classe distincte sous Meubles. Il pourrait y avoir d’autres termes pour nommer des ensembles dans Outils et Équipement, service des aliments, dans Articles de toilette, et dans Équipement pour le jeu et Jouets.

Deux options sont disponibles pour le catalogage d’ensembles :

  1. Les ensembles complets sont catalogués dans une seule fiche de catalogue sans qu’il y ait de fiche pour les pièces individuelles. Dans un tel cas, le terme « ensemble » doit être utilisé en combinaison avec les termes existants pour les objets en question. Par exemple, « Ensemble, crémier et sucrier», « Sucrier » et « Pot à lait » doivent tous être saisis dans le ou les champs du nom de l’objet de la fiche. Grâce à cette façon de faire, toute recherche pour « Sucrier » permettra de trouver tous les sucriers, qu’ils fassent partie d’un ensemble ou non. Cette méthode est particulièrement utile lorsque le catalogage de chaque pièce n’est pas une solution pratique (p. ex. dans le cas d’un jeu d’échecs).
  2. Chaque objet d’un ensemble est catalogué individuellement et une fiche de catalogue distincte est créée pour l’ensemble. Il convient d’ajouter le terme de l’ensemble à chacune des fiches de catalogue des pièces individuelles de cet ensemble, de manière à indiquer que chaque objet fait partie d’un ensemble. Par exemple:
    • « Lit » et « Mobilier de chambre à coucher »
    • « Commode-coiffeuse » et « Mobilier de chambre à coucher»
    • « Commode haute » et « Mobilier de chambre à coucher»
    • « Table de nuit » et « Mobilier de chambre à coucher»

    Dans ce cas, une recherche pour «Mobilier de chambre à coucher» permettra de trouver tous les objets individuels de la collection qui font partie d’un mobilier de chambre à coucher. Cette pratique présente toutefois un désavantage lorsqu’on cherche le nombre de mobiliers de chambre à coucher dans la collection, puisqu’on obtient un nombre faussement gonflé.

Chaque musée doit déterminer ses propres règles pour le catalogue des ensembles selon ses besoins d’accès à l’information et en fonction de ce qui est le plus pratique.

Parties composantes et fragments d’objets

Nomenclature comprend des termes servant à décrire les objets qui sont des éléments constitutifs d’autres objets; il peut s’agir d’éléments de bâtiments, de parties composantes de systèmes électriques, d’alimentation et de chauffage, d’éléments reliés au transport et de parties composantes de jeux. Par exemple, dans le lexique, le terme « Roue de chariot » est un terme spécifique sous le terme générique « Composant de véhicule » et « Roue de véhicule est sous « Accessoires de transport terrestre ». Cependant, il est impossible pour Nomenclature d’inclure les milliers de termes décrivant les pièces spécialisées composant les objets. Il y a deux méthodes pour nommer et classer des pièces d’objets qui ne se trouvent pas dans Nomenclature :

  1. Utiliser le terme servant à nommer l’objet complet. Par exemple, le terme « Hachette » serait saisi dans le champ du nom de l’objet de la fiche de catalogage d’un manche de hachette et « Panier à linge » serait utilisé pour un couvercle de panier à linge. Cette méthode permet de nommer et classifier les parties composantes sans surcharger le lexique avec de nouveaux termes. Toutefois, cela peut porter à confusion puisqu’un manche n’est pas une hachette et qu’un couvercle n’est pas un panier à linge.
  2. Ajouter des termes spécifiques pour les parties composantes et organiser ces termes dans les mêmes classes ou sous-classes que le terme utilisé pour décrire l’objet complet. Par exemple, « Manche de hachette » serait ajouté au lexique sous Outils et équipement, travail du bois (à l’endroit où se trouve « Hachette ») et « Couvercle de panier à linge » serait ajouté sous Équipement de buanderie (à l’endroit où se trouve « Panier à linge »). Cette méthode permet de bien nommer et classifier l’objet, mais comme ces termes ne sont pas inclus dans Nomenclature, le musée doit gérer lui-même la terminologie qu’il utilise pour les parties composantes. Il peut aussi être difficile de trouver l’objet entier et toutes ses parties composantes au moyen d’une seule recherche, surtout lorsque le nom de la pièce ne renferme pas le nom de l’objet entier.

Soumettez vos nouveaux termes au groupe de travail sur Nomenclature afin qu’ils puissent considérer cet ajout à Nomenclature au bénéfice de tous les utilisateurs.

Le terme « Fragment » dans la Catégorie 10 est utilisé lorsqu’un objet n’est pas un élément complet d’un autre objet, mais plutôt une partie d’objet qui s’est brisée ou détachée de l’objet entier et pour lequel aucun terme distinct ne pourrait le décrire. Dans le cas du terme « Fragment », si on peut identifier l’objet entier, deux options d’offrent aux musées :

  1. Saisir le terme servant à nommer l’objet complet dans le nom de l’objet et faire une indexation croisée avec le terme « Fragment ». Ainsi, une recherche pour l’objet complet permettra aussi de trouver ces fragments, mais peut porter à confusion si vous cherchez seulement des objets complets.
  2. Saisir seulement «Fragment » comme nom de l’objet, mais saisir le terme de l’objet complet dans un champ sujet.

Les musées doivent sélectionner la méthode la plus pratique pour eux et qui convient le mieux à leurs besoins d’accès à l’information, puis s’en servir de manière constante.

Jouets et modèles

Des représentations miniatures d’objets ne servent pas aux mêmes fonctions que les objets qu’ils représentent, mais sont habituellement créés en tant que jouets, modèles réduits ou œuvres d’art. La solution recommandée consiste à saisir le terme « Jouet » ou « Modèle » (ou un terme spécifique comme « Maquette d’invention » le cas échéant) dans le champ du nom de l’objet, et le terme de l’objet que le jouet ou le modèle représente dans un champ sujet distinct.

Contenants et leur contenu

Certains termes comme « Sac », « Bouteille », « Bidon » et « Bocal » sont inclus dans Nomenclature pour décrire la forme de ces contenants. Cependant, plusieurs contenants ont été fabriqués spécialement pour y mettre des objets précis et peuvent être nommés et classés selon le contenu pour lequel ils ont été conçus.

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Adoption de Nomenclature

Nouveaux utilisateurs de Nomenclature

Certains musées n’ont jamais normalisé leurs systèmes documentaires ou commencent à cataloguer leurs collections.

  1. Si vos systèmes renferment déjà des noms d’objets, remplacez-les par les termes normalisés que l’on retrouve dans le lexique de Nomenclature.
  2. Déplacez tout renseignement descriptif qui a été combiné au nom de l’objet (comme « Table de chevet victorienne en noyer avec pattes recourbées ») à des champs de données plus appropriés destinés au matériel, au style, à la période chronologique, etc.
  3. Utilisez le nom de l’objet normalisé qu’on trouve dans les catégories respectives du système de classification de Nomenclature. Tout système informatisé de gestion de collections qui intègre Nomenclature reconnaîtra le nom valide de l’objet au moment de la saisie et attribuera automatiquement la bonne catégorie, classe et sous-classe auxquelles ce terme appartient, ainsi que les termes génériques dans la hiérarchie.

Pour les utilisateurs d’éditions antérieures de Nomenclature

Les renseignements dans la rubrique Historique des changements du site Web Nomenclature pour le catalogage des objets de musée seront utiles pour les institutions qui ont utilisé des éditions antérieures de Nomenclature. Consultez la liste des changements qui ont été apportés à la norme depuis la publication de la version que vous utilisez. Par exemple, si vous utilisez Nomenclature 3.0, vous pourrez voir tous les changements qui ont été apportés depuis en vérifiant les entrées de Nomenclature 4.0 (2015) et des versions postérieures.

Pour les utilisateurs du Dictionnaire descriptif et visuel d’objets de Parcs Canada (DDV Parcs)

Même si l’application DDV Parcs a été mise hors service, le contenu du dictionnaire a fait l’objet d’un travail d’harmonisation avec la norme Nomenclature pour le catalogage des objets de musée. Les utilisateurs de DDV Parcs trouveront dans Nomenclature une grande partie de la terminologie qu’ils ont l’habitude d’utiliser. Même si le système de Parcs Canada ressemblait de près au système de Nomenclature (ils avaient la même origine), les utilisateurs ue DDV Parcs devront effectuer certaines conversions. Voici certains outils qui pourraient vous aider :

Mises à niveau du vocabulaire dans les systèmes de gestion des collections

Les fournisseurs de logiciels de gestion de collections qui ont intégré Nomenclature aux lexiques inclus dans leurs bases de données auront accès aux versions à jour et pourront faciliter la conversion des données de leurs clients. Toutefois, il faut généralement procéder à un nettoyage après la conversion, afin de passer en revue les termes ajoutés localement pour déterminer s’ils sont inclus dans Nomenclature et décider de l’endroit où ils devraient être placés dans la hiérarchie. Les musées pourraient aussi vouloir vérifier si Nomenclature propose des termes plus appropriés ou plus spécifiques qui seraient utiles pour leurs collections.

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Aide pour les utilisateurs de Nomenclature

L’American Association for Local and State History (AASLH) a créé une communauté d’utilisateurs de Nomenclature (Nomenclature Community) dans le but de faciliter les communications et de favoriser l’entraide entre les utilisateurs actuels et potentiels de Nomenclature. Cette ressource Web offre non seulement un forum pour des discussions et des conseils, mais elle fournit un moyen pour les utilisateurs de Nomenclature de proposer des ajouts et des changements à Nomenclature. Un groupe de travail sur Nomenclature continue d’étudier périodiquement ces propositions et apporte des mises à jour officielles à Nomenclature qui sont ensuite reflétées dans le site Nomenclature pour le catalogage des objets de musée, ainsi que dans certains logiciels commerciaux de gestion des collections.

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